Collectif - Précaires ...

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Après une brève présentation de 3 structures :



Questionnement, doutes, difficultés. Le point de vue de soignants

Trois  "témoins", soignants d’institutions différentes ouvrent le débat :

NB :    l’objectif est bien, par un "témoignage" et par des questionnements volontairement un peu provocateurs de susciter le débat.

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Par Olivia Krimi, Psychologue clinicienne au Centre André Requet CCAA

1) Présentation du CCAA André REQUET

Le C.C.A.A. est un Centre de Cure Ambulatoire en Addictologie, agréé par la D.D.A.S.S. et financé par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. Le centre est géré par l’association A.I.D.E.S. Alcool, association lyonnaise loi 1901, fondée dans les années 1950 par André REQUET, Psychiatre à l'Hôpital du Vinatier.

A.I.D.E.S. (Association Indépendante D’Entraide Sociale) Alcool est un organisme de prévention, de formation et de soins dans le champ de l’alcoologie et de l’addictologie.

Les principales missions du Centre André Requet se déterminent par l’offre de soins ambulatoires gratuits aux personnes en difficulté dans leur relation à l’alcool, au tabac, au cannabis, aux médicaments, à l’association de ces produits, ainsi qu'à l’entourage de ces personnes.

Il s’agit de prises en charge individuelles, de couple, ou collectives par des groupes (parole, photolangage®, écriture), sans durée préétablie du suivi sur le dispositif.

Le C.C.A.A. André Requet a été créé fin 2001 à partir d’une boutique d’accès aux soins logée dans un Centre Social à Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse en 2000 et 2001. Un accueil sans rendez-vous, des consultations médicales, psychologiques et psychiatriques, un groupe de paroles hebdomadaire étaient proposés aux patients venant par le biais d’une problématique addictive.

Parmi les patients que nous recevons, nous pouvons repérer certains critères de précarité sur le plan socio-économique. En 2008, sur 329 patients reçus au centre de soins :

A partir de 2009, le dispositif actuel de C.C.A.A. va évoluer vers un C.S.A.P.A., c’est-à-dire un Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie, en travaillant plus étroitement avec les dispositifs de soins aux toxicomanes (CSST et CAARUD).

Un projet d’extension du C.C.A.A. André Requet a été porté par la D.D.A.S.S. du Rhône et soutenu, obtenant un avis favorable en commission, mais gelé à cette heure faute de financement pour le soin.

Ce projet de C.C.A.A. mobile (ou C.S.A.P.A. mobile) permet de proposer aux personnes en situation de précarité ou de grande exclusion des soins alcoologiques au sein des lieux de vie ou de passage (foyer d’hébergement, accueils de jour, associations…) en étroite collaboration avec les équipes des institutions accueillantes.

Un autre objectif du projet est de soutenir les équipes, les faire travailler sur leurs représentations, les aider à interroger/améliorer leur accompagnement de ce public par des sessions de soutien méthodologique, de formation, d’analyse de pratique…

2) Quelques réflexions pour impulser le débat

Les demandes de soins sont bien souvent portées par un ou plusieurs référents sociaux, éducatifs, infirmiers des structures fréquentées. La demande explicite formulée est celle du sevrage ou d’une hospitalisation pour mettre à l’abri, pour se sécuriser, pour prendre soin de soi, pour garder une place d’hébergement… pour qu’on retire l’alcool.

On retrouve la pensée magique de l’alcoolique où, sans alcool, tout ira bien, et elle est d’autant plus frappante chez ces personnes. C’est une des seules croyances qui subsiste, un espoir d’aller mieux, et la demande de soin s’accompagne d’une pulsion de vie face à des situations cliniques bien souvent morbides, ou non loin de l’être. Cette pulsion de vie est à saisir, à entendre, à soutenir, à transformer par les soignants que nous sommes, à contrebalancer face à la pulsion de mort, ô combien présente dans l’alcoolisme massif chez ces populations.

A partir de ce portage d’une demande de soin, du portage de la personne elle-même, peut émerger une forme de désir, un mouvement, d’un "aller vers", un mouvement psychique qui doit trouver la place de substituer et non de s’éteindre.

Ce mouvement retombe, s’éteint à chaque échec ressenti, à chaque rechute, reprise d’alcool après une cure, et on connaît bien la répétition des cures, des tentatives chez de nombreux malades. Tant qu’il y a mouvement et désir de changement, il y a la vie, et le soin se situe de ce côté-là : ce n’est pas linéaire mais discontinu…

Mais le lien thérapeutique et la possibilité d’un soin sont à inventer, à créer avec chaque patient, dans la complexité de chaque situation.

Le portage se retrouve dans le réseau, dans le travail de partenariat, au bénéfice de la personne, dans ce que soignants et travailleurs sociaux pourront faire d’un cordon sanitaire et social suffisamment solide mais souple et maniable à la fois. D’où l’intérêt de se connaître pour travailler ensemble, accompagner et soutenir, chacun à notre place, en complémentarité, pour l’usager et pour celui qui accompagne.

D’où aussi l’importance et la nécessité d’un langage commun, de valeurs partagées, de coordination entre partenaires, entre référents, pour éviter des court-circuitages d’un parcours, des non-sens, des sens interdits…dont seul l’usager pâtit.

On doit s’interroger sur la place à donner au SDF alcoolique dans le système de soins qu’on connaît, dans les réseaux existants. Quel soin et dans quel lieu pour qu’il soit adapté aux capacités de cette population ?

On doit aussi s’interroger sur la place qu’occupe l’alcool chez le SDF : alcool-pansement, alcool-médicament, alcool-survie, alcool-béquille, alcool-appui et soutien…etc. Retirer cet alcool et les bénéfices retirés équivaut à une forme d’effondrement, à la perte d’un objet extérieur qui vient combler un vide intérieur.

L’alcool pour eux est le déterminent commun à un groupe d’appartenance, "alcoolique" et "SDF" vont souvent ensemble, bien copains, bien complices. Toucher à l’un fragilise l’autre et, on est là sur une des problématiques qui accompagnent l’alcoologie, à savoir, l’identité du sujet. Être ou ne pas être alcoolique ? Eux qui n’ont plus d’existence sociale, reclus, isolés, exclus du système, ont besoin de s’inscrire autrement, d’exister. Le symptôme alcool est un moyen…

L’approche alcoologique des précaires doit s’appuyer sur un mieux être sans forcément l’abstinence, mais vers une tempérance, une réduction significative de la consommation, première étape d’une restauration narcissique pour le précaire. De là peuvent émerger d’autres mouvements de mobilisations chez le sujet…

On se trouve alors dans une position clinique dans le champ de réduction des risques, de moindre mal, nous amenant vers un certain lâcher prise de nos représentations de soignants.

Cette notion de bienveillance dans les soins alcoologiques me semble primordiale dans l’accompagnement de ces précaires où souvent tout est maltraitance, maltraitance d’eux-mêmes et de ce/ceux qui les environnent. Leur permettre un lieu de soin sécurisant pour se poser, se reposer, reprendre ses esprits, reprendre vie…parfois à deux doigts de mourir…

Leur permettre dans la prise en charge une constance, une régularité, une présence, un appui, un soutien, un réconfort, une réassurance… des bases qui soient du côté d’une sécurité affective pour que le lien puisse accrocher et se maintenir.

En tant que soignants, la difficulté se trouve dans la représentation que soigner équivaut à guérir, sauver, réanimer, réagir, face à l’insupportable, à la vie qui s’éteint, nous spectateurs impuissants d’une agonie lente et douloureuse. On est là aux frontières de l’insupportable, de l’innommable, de ce que nous ne voulons pas voir. Je crois qu’on doit travailler nos représentations pour mieux pouvoir être dans le lien et l’accompagnement de ces populations. Là se trouve l’humilité dans nos pratiques.

Les patients évoquent souvent le cocon ressenti lors des cures, renvoyant à quelque chose d’archaïque, in utero, de maternant. La réalité de la rue, la violence, l’alcool me semble être à l’opposé, voire à l’autre extrême de ce cocon ressenti dans la cure, de cet apport de bienveillance qu’ils ne peuvent pas retrouver dehors.

Le projet de CCAA mobile a pour vocation de créer des soins intermédiaires, entre dedans et dehors, d’offrir un soin alcoologique en dehors des cures qui protègent et sécurisent, au plus près de la réalité du vécu de ces populations. Permettre un accès aux soins qui soit à leur portée et qui puissent les aider à faire émerger leur demande de soins alcoologiques, et de s’appuyer et d’appuyer les équipes référentes qui les accompagnent.

 

 

Par Mme le Dr Pascale Lacroix Cormier, Médecin du Réseau "Rue/Hôpital"

PARTIE 1 :

Présentation de l’équipe mobile du Réseau Social Rue-Hôpital

HISTORIQUE

Le réseau Social Rue-Hôpital (RSRH) a été mis en place en juin 2001 dans le cadre de la loi d’orientation relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 et à sa circulaire du 17 décembre 1998 relative à la mission de lutte contre les exclusions sociales de établissements de santé : mise en place des PASS.

Sont inscrites, dans la loi, les obligations pour l’hôpital de :

Dans ce cadre là, après des mois de réflexion avec des représentants de l’état, de la ville de Lyon et des institutions sanitaires et sociales s’occupant des plus démunis, est donc mis en place un dispositif pluri partenarial sur Lyon, lié par une convention cadre signée en octobre 2000 avec déblocage d’un budget ARH.

Ce dispositif regroupe six partenaires :

OBJECTIFS DU RSRH

EQUIPE MOBILE ET SES MISSIONS

L’équipe mobile de coordination a été mise en place en juin 2001, grâce au financement du RSRH.

Elle est rattachée au CH Saint Joseph / Saint Luc et a le statut de PASS mobile.

Elle est actuellement composée :

Cette équipe est mandatée pour les missions suivantes :

POPULATION RENCONTREE

Grands SDF : les clochards : Population que nous rencontrons le plus.

Les personnes en précarité

Ces personnes vivent en appartement mais fréquentent les lieux de la précarité.

Elles nécessitent un accompagnement social et vers le soin.

Les sans droits

En France depuis des années où ils se sont progressivement dégradés.

Ne sont pas demandeurs d’asile et vivent du travail de rue….

Les demandeurs d’asile

ACTIVITES

Activité auprès des SDF

Raccrochage du lien.

Repérage et évaluation de la problématique globale.

Recherche du partenariat adapté pour permettre l’accompagnement vers le soin.

Activités auprès des partenaires

Aide et soutien technique :

Activité d’information et de formation

Education à la santé des personnels éducatifs.

Education au repérage de la précarité au sein des services d’urgence et des services de soin.

Intervention dans les écoles  et organismes de formation (ISFI, IFCS, ITS ….).

Participation à des congrès et colloques….

POINTS MARQUANTS DE L’ACTIVITE  2007

PARTIE 2 :

Questionnements, doutes et difficultés

1-Alcool : facteur de désocialisation et de précarité ?

Qui de la précarité ou de l’alcool est arrivé en premier ?

Alcool : cause ou conséquence de la précarité ? (Histoire en vase clos de la poule et de l’œuf…).

Essayons de définir la précarité : c’est l’absence d’une ou plusieurs sécurités, sécurité qui permet à la personne d’assumer une responsabilité élémentaire et de jouir de ses droits.

Pour la population dont nous nous occupons, c’est souvent l’absence de sécurité affective, maternelle, très précoce. En effet, si l’on reprend la trajectoire de vie de la plupart de nos patients, leur enfance est jalonnée de blessures et de traumatismes (violences familiales, alcool familial, inceste, viol, misère sociale…)

Ces carences affectives de la petite enfance, de l’enfance laissent un mal de vivre profond, un mal d’aimer, un mal à s’aimer que rend moins douloureuse la prise d’alcool. Au fond, un problème d’estime de soi majeur….

Ces situations dans la petite enfance (ou plus tard) pose aussi la question du rapport au cadre, à la loi et aux limites.

2- Alcool comme pathologie du lien

L’alcool fait souvent office de lien pour tout ou partie de la population rencontrée.

C’est un lien, un carburant interpersonnel, social mais également institutionnel.

L’alcool devient un pansement qui sert à éviter ou à diminuer la souffrance.

Il agit comme hypnotique, anxiolytique, anti-dépresseur voire anti-psychotique, analgésique voire anesthésique mais également comme potentialisateur d’autres conduites addictives.

Au-delà de la question du sens de l’alcool pour cette population, il faut travailler le lien, le construire ou le reconstruire avec l’alcool pour partenaire.

Concrètement, cela implique :

Cela met en lumière des convictions très contradictoires qui vont de "faire à la place de la personne " (PEC malgré la personne avec un parcours pré déterminé sans tenir compte des capacités et désirs du moment) à ne rien faire du tout en attendant que la personne exprime le désir de  "s’en sortir" (non accompagnement, attitude jugée souvent abandonnique).

Evaluer la problématique sociale c’est donc ne pas travailler seul : c’est associer tous les partenaires qui connaissent la personne ou/et qui peuvent être impliqués dans cette prise en charge.Ne pas travailler seul, c’est aussi savoir ne pas se mettre dans une position d’élu et de toute puissance et  accepter de dire où s’arrêtent ses compétences.

La question du temps est ici primordiale : la temporalité de cette population ne cadre que rarement avec celle de nos institutions : savoir accueillir la personne là où elle en est au moment de la rencontre, insister sur la continuité et la régularité du lien comme une aide à une tentative de reconstruction.

S’engager avec la personne passe par nos capacités professionnelles et personnelles à tenir ce lien, ni trop près, ni trop loin et ceci dans la durée.

Savoir aussi leur redonner confiance dans les institutions qui les ont souvent jugées, rejetées, faute de les avoir comprises.

Alors comment soigner l’alcool avec tout cela comme préalable ?

3- Prendre soin et accompagner

Construire avec la personne un projet de soins en alcoologie, c’est très rarement parler au départ de la vie sans alcool : on préfère évoquer le "comment  prendre soin de soi" avec moins d’alcool. Nous abordons plutôt la question du mieux être, de la restauration, du temps de pause que pourrait offrir ce temps de soin.

Nous sommes loin du modèle médical de guérison (je guéris si j’enlève l’alcool…).

L’abstinence totale et définitive, principe du tout ou rien, est-elle applicable à cette population ? Certaines fois, oui.

La plupart du temps, la tolérance d’une alcoolisation réduite reste un palier, souvent long, parfois jamais franchi  à cause de blessures narcissiques non cicatrisées. Il faut savoir  prendre en compte les sentiments de dépréciation, honte, et abandon. Nombre de nos patients se sont en effet, mués après sevrage dans un syndrome dépressif majeur, nous laissent l’impression d’un vide abyssal.

Il faut beaucoup de modestie, beaucoup d’humilité pour accompagner ces projets de soin aux objectifs bien modestes.

Alors comment les soigner ?

Pour ces personnes qui ont souvent un rapport au cadre douloureux, mieux vaut souvent "aller vers". Comme dit A. Mercuel, cela permet de les maintenir sur leur lieu de vie en favorisant leurs repères stables et en limitant l’errance : rôle du futur CCAA mobile ?

Parfois, la situation médicale impose de "faire venir" pour une évaluation clinique et para clinique plus importante : il faut alors privilégier l’accueil individualisé et peut être savoir inventer autrement l’hospitalisation, sur le fond et la forme.

Sur le fond, en proposant des projets à court terme (souvent, ils ne peuvent pas se projeter dans le temps), en proposant de limiter avant d’arrêter la consommation : la tempérance avant l’éventuelle abstinence. Mais sommes nous prêts à changer nos modèles de soin ?

Sur la forme, peut être en proposant des lits sur d’autres lieux : lits de repos, LHSS, en psychiatrie de manière séquentielle : nos institutions hospitalières y sont-elles préparées ?

En conclusion, accompagner ces populations en grande précarité dans un parcours de soin "alcool" doit nous inciter à plus de communication, davantage de partenariat et souvent de professionnalisme tant au niveau de nos savoirs être que de nos savoirs faire.

Une bonne dose de modestie et d’humilité est souvent nécessaire également pour accompagner ces prises en charge globales et multi partenariales.

Accompagner cette population nécessite également plus d’efforts d’adaptation et plus de questionnements sur les aspects éthiques de nos interventions et plus de réflexion sur les con cepts qui sous tendent nos actions.

 

Par Serge LUC, Infirmier à l’ELSA (Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie)
des  Hôpitaux Nord : missions et questionnements


Les ELSA sont, dans la lignée des équipes d’Alcoologie de Liaison, des équipes pluridisciplinaires "d’intervention" intra hospitalières. Elles sont définies par la circulaire DHOS/O2-DGS/SDGB n°2000/460 du 8/09/2000 relative à l’organisation des soins hospitaliers pour les personnes ayant des conduites addictives.

Les missions d’une ELSA sont :

NB : - 1/4 des admissions aux urgences est lié à un problème d’alcool.

- 20 % des personnes hospitalisées auraient des problèmes avec l’alcool.

- 25 à 30 % des séjours hospitaliers chez les hommes et 5 à 10 % chez les

femmes sont liés à la consommation d’alcool.

Ces missions nous amènent bien évidemment à être en contact avec des personnes en précarité  et en difficulté avec l’alcool ; que l’alcool soit cause ou conséquence de la précarité (il y a là d’ailleurs un 1er questionnement).

Face à une personne en situation précaire, en difficulté avec l’alcool et en demande de soins, les questionnements sont nombreux.

Dans le milieu soignant en alcoologie, on a coutume de dire que pour pouvoir prendre en charge une personne, il faut qu’elle exprime une demande de soins. Dit comme cela ça peut paraître évident, mais on peut se demander, ce que peut être la demande  de soins d’une personne en situation de précarité.

Comment peut-on dire qu’il y a demande ou qu’il n’y a pas demande ? N’oublions pas que nous ne parlons pas forcément le même langage, ou tout au moins que nous avons, nous soignants, notre propre vision de la demande de soins. Et même lorsque la demande  parait claire : "je veux arrêter l’alcool, je veux me sevrer, je veux aller en cure", on peut se demander parfois quelle est la place de la pression sociale, du modèle unique sevrage/cure/abstinence largement intériorisé.

N’est ce pas parfois la demande du personnel soignant ou éducatif qui s’exprime et qui a été intériorisée par la personne ?

N’est ce pas parfois également une demande obligatoire pour pouvoir garder son hébergement, une sorte d’injonction thérapeutique ?

Soigner un patient alcoolique est en soi déjà complexe et lorsque s’ajoute la notion de précarité, nous sommes face à un véritable défi.

Face à cette pathologie bio-psycho-sociale, il est bien évident que toute prise en charge doit intervenir sur ces 3 domaines : le somatique, le psychologique et le social. Et le défi est bien là, et nos limites sont bien là aussi.

Et je termine par cette question :

"Comment et pour quoi (en 2 mots) soigner ces patients ?"

Mise à jour le Samedi, 16 Juin 2012 15:44