Devise - colloque

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Colloque du 18 septembre 2015

Elles, addictes : souffrances cachées

Sandra DEVISE (éducatrice spécialisée, CHRS Le Grand St Jean)


 

 

 

La maladie peut atteindre chacun d’entre-nous quelle que soit sa situation socio-économique. Ses femmes sont de tous les âges et exercent tous les métiers. Elles sont de toutes origines culturelles et religieuses.

Nous ne sommes pas égaux devant l’alcool. Pourquoi un homme qui tient bien l’alcool se voit-il gratifié d’un qualificatif superlatif, alors qu’une femme qui "boit trop" se voit dégradée dans son statut de femme ?

Ce tabou historique reposerait sur trois grandes croyances :

-     l’incompatibilité du vin et de la fonction reproductrice de la femme.

-     La femme et son sang menstruel impur risquent de souiller le vin.

-     Boire du vin est l’apanage de femmes sans moralité : prostituées, femmes légères, concubines, femmes adultères.

Comment échapper à ces jugements de valeurs qui rendent l’alcoolisation de la femme intolérable ?

Pour échapper au regard d’autrui, les femmes passeront plus rapidement d’une consommation publique à une consommation privée, d’abord dissimulée, puis clandestine.

Les raisons qui conduisent à l’alcoolisation sont diverses et multiples :

Leurs histoires sont différentes à chacune, pour des raisons diverses elles sont malades.

Les hommes présentent des troubles caractériels et des comportements violents alors que les femmes sont plus souvent dépressives et anxieuses

Les idées reçues, les considérations morales, les jugements, les sanctions ne trouvent pas leur place dans notre métier d’accompagnateur.

Elles doivent apprendre la patience, la tolérance, et la générosité vis-à-vis d’elles-mêmes.

Quelques chiffres

 

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Mise à jour le Lundi, 12 Octobre 2015 13:50