LUC - sevrage ambulatoire...

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Le PSAAL (Programme de Sevrage Ambulatoire Alcool Lyonnais) :

une initiative de l'AVHEC (Association Ville/Hôpital Hépatite C) mandatée par l'ARS (Agence Régionale de Santé)


Présentation par Serge LUC, infirmier coordinateur du programme

1. Présentation de l’AVHEC

L’AVHEC est un réseau créé en 2006 pour améliorer la prise en charge des malades porteurs d’une hépatite C dans le département du Rhône, jusqu’à la guérison. Son objectif était au départ, et demeure (même s’il s’est élargi comme nous allons le voir) :

Pour répondre à cet objectif, la "Maison du Patient" a été créée.

Il s’agit donc d’une structure dédiée aux personnes porteuses d’hépatites, et aux professionnels de santé. Elle est à la fois :

Une structure de soutien et d’accompagnement proposée aux malades avec :

♦ Une structure ressource qui propose aux professionnels :

Et comme nous allons le voir maintenant, l’AVHEC a élargi ses activités en répondant à une demande de l’ARS.

2. Le projet

L’historique, par le Dr Claude Augustin-Normand

Le montage du  projet (fin 2011)

Françoise Aoustin, chargée de mission a assuré la méthodologie et la mise en forme du projet par :

3. La réalisation du Projet,

par Serge LUC infirmier coordinateur (octobre 2012)

Le PSAAL : définition et objectifs

-       Le PSAAL est un outil mis à disposition des médecins généralistes (et des CSAPA) permettant l’accompagnement de patients au cours d’un sevrage ambulatoire alcool.

-       Il s’agit d’un programme de prise en charge complète du sevrage ambulatoire allant de la validation de l’indication à l’organisation, la réalisation du temps de sevrage et l’orientation post sevrage vers une prise en charge addictologique.

-       Il permet la formation et l’accompagnement des médecins généralistes et des infirmier(e-s) désireu (x-ses) de s’investir dans cette prise en charge.

-       Il s’appuie sur un réseau d’infirmiers libéraux qui seront formés à l’addictologie et au suivi des sevrages d’alcool en ambulatoire.

-       Il ne dépossède pas le médecin traitant de ses prérogatives, bien au contraire,  mais vise à l’aider dans la prise en charge de patients alcoolo-dépendants par un partenariat cohérent (médecin généraliste, acteurs PSAAL, IDE libérales et divers partenaires du réseau) qui vise à la sécurité du patient et à l’optimisation des moyens thérapeutiques (obligation de moyens).

NB : Le PSAAL s’appuie sur la conférence de consensus du 17 mars 1999 (objectifs et modalités du sevrage du patient alcoolo dépendant) et en respecte rigoureusement les indications.

Les différentes étapes du PSAAL

-       Lorsque le médecin généraliste a dans sa patientèle un patient qu’il estime éligible au PSAAL (1er filtre/ contre indications), il remplit le bilan initial (document simplifié), lui prescrit un bilan biologique, lui remet un questionnaire d’évaluation de la dépendance et de sa motivation et adresse le patient à l’infirmier coordinateur du PSAAL..

Celui ci évaluera la faisabilité du sevrage ambulatoire à partir du bilan initial médical, de l’entretien avec le patient, du questionnaire, du résultat du bilan biologique, tout cela avec l’appui du médecin coordinateur.

-       Si l’indication de sevrage ambulatoire n’est pas retenue, le patient pourra être orienté, avec l’accord du médecin généraliste vers une structure spécialisée : CSAPA, ELSA, consultation d’addictologie pour  une démarche de soins adaptée (accompagnement, préparation de sevrage hospitalier…)

-       Si le sevrage ambulatoire s’avère possible, l’infirmier coordinateur l’organise en contactant des infirmières libérales du réseau (démarchées et formées ou en cours de formation) pour le mettre en place en collaboration étroite avec le médecin généraliste qui voit son patient au démarrage du sevrage pour la prescription du traitement (molécules de référence selon la conférence de consensus de 1999 : Oxazépam® et Diazépam®) et la prescription des soins infirmiers puis au 3ème jour et au 10ème jour.

-       Le sevrage dure 10 jours, il débute un lundi de préférence (pour éviter que des problèmes éventuels ne surviennent le week-end), le soir (entrée dans le sevrage par une nuit de sommeil).

-       L’après sevrage

-       En résumé, les acteurs du PSAAL (médecin coordinateur, infirmier coordinateur) sont donc un pôle ressource à la fois pour le médecin, les infirmières libérales et les patients.

-       En constituant un réseau de médecins généralistes, d’infirmier-e-s à domicile et de partenaires du réseau il est à même d’organiser, à la demande du médecin, en lien avec ses collègues du PSAAL, et les infirmières libérales un sevrage dans les conditions optimales pour le patient et une orientation post sevrage.

L’avancée du programme

Après la première étape : appropriation et personnalisation des outils,

La deuxième étape est largement avancée et se poursuit : démarchage des           médecins généralistes, infirmières libérales et partenaires (CSAPA, ELSA),

Bilan du démarchage à ce jour

¨      Quantitatif du 13 novembre 2012 au 5 avril 2013 soit 4 mois 1/2

Les médecins généralistes

Les infirmières et infirmiers libéraux

Les partenaires du réseau

¨      Qualitatif

La troisième étape, la prise en charge de patients, est en train de démarrer

–         Nécessité de souplesse du protocole,

–         La question de la nomenclature des soins pour les IDE libéraux,

–         La place de la démarche psychologique,

–         La question d’un contrat de soins signé par le patient.

Mise à jour le Mardi, 30 Avril 2013 15:56